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La vraie crise climatique africaine

( Merci Ă  Scaletrans pour cette traduction bienvenue… )

• • • • •

Fiona Kobusingye, le 29 juillet 2009

La vie en Afrique est souvent pénible, paupérisée et courte. Le SIDA tue 2,2 millions d’Africains chaque année selon les rapports du WHO (World Health Organisation). Les affections pulmonaires causent 1,4 millions de décès, la malaria 1 million de plus, les maladies intestinales 700.000. Des maladies qui pourraient être prévenues par de simples vaccinations tuent encore 600.000 personnes par an, alors que la guerre, la malnutrition et la vie dans des bidonvilles immondes envoie un nombre supplémentaire incalculable de parents et d’enfants vers des morts prématurées.

Et, néanmoins, jour après jour, on dit aux Africains que la plus grande menace à laquelle ils ont à faire face est le réchauffement global.

Des conférences, des articles de presse, de programmes de télévision, des cours scolaires et des “dialogues” à sens unique répètent sans cesse la revendication. On nous dit que se servir de pétrole, ou même de brûler du bois et du charbon de bois surchauffera dangereusement notre planète, fera fondre les glaces, noiera les villes côtières, et causera des tempêtes, sécheresses, maladies et disparitions.Plus de 700 climatologues et 31.000 autres scientifiques disent que l’humanité et le dioxyde de carbone n’ont que des effets minimes sur la température et le climat de la Terre et qu’il n’y a pas de crise de réchauffement global. Mais leurs opinions et leurs études ne sont jamais invitées ou même tolérées dans ces forums sur la “crise climatique”, particulièrement lors des “conférences ministérielles” montées avec les finances des Nations Unies. Al Gore refuse de débattre avec l’un quelconque de ces experts, ou même interdit les questions qu’il n’a pas approuvées à l’avance.
Fiona Kobusingye distribuant des fournitures scolaires en Ouganda
Fiona Kobusingye distribuant des fournitures scolaires en Ouganda.
Au contraire, on dit aux Africains que le changement climatique “est une menace plus grave que le SIDA”. Plus grave que la mort de 2,2 millions d’Africains chaque année ? Nous sommes prévenus qu’il serait “pratiquement impossible de s’adapter à la perte des glaciers de l’Antarctique Ouest”, qui ferait monter le niveau des mers “5 à 15 mètres”. Cela aurait une répercussion certaine sur nos communautés côtières. Mais est-ce vraisemblable ? La température moyenne annuelle dans l’Antarctique est de moins 50 degrés F! L’été dans la Péninsule Ouest dure à peine deux mois et atteint peut-être 10 degrés au-dessus de zéro quelques heures par jour. Même Mr Gore et les modèles informatiques de l’ONU ne parlent pas d’une augmentation de 85 degrés F toute l’année. Donc comment cette glace est supposée fondre ? N’oublions pas que le niveau des mers s’est élevé de 120 mètres depuis le dernier Age Glaciaire. Est-ce que les alarmistes du réchauffement global pensent que les hommes des cavernes ont causé cela ? A l’évidence, de puissantes forces naturelles ont fait aller et venir ces anciens glaciers – et sont cause de sécheresses, inondations et changement climatiques qui ont affecté l’Afrique, la Terre, ses animaux et ses peuples durant des millions d’années.
Considérons seulement l’Afrique du Nord, avec ses vallées verdoyantes, ses hippopotames et ses villages heureux s’est transformée soudain en Désert du Sahara il y a 4.000 ans. Les scientifiques ne savent pas pourquoi, mais ce n’était probablement pas la faute des pharaons d’Egypte construisant des pyramides et conduisant des chars. Cependant, le problème réel n’est pas une science discutable ou fausse, des revendications hystériques et des modèles informatiques sans valeur qui prédisent des désastres de réchauffement climatique. C’est que cela est utilisé pour justifier qu’on dise aux Africains qu’ils ne doivent pas construire des centrales électriques à charbon ou à gaz naturel.C’est l’absence presque totale d’électricité qui nous empêche de créer du travail et de devenir des sociétés modernes. Ces politiques TUENT.
L’espérance de vie moyenne de l’Africain est inférieure à ce qu’elle était aux Etats Unis et en Europe il y a 100 ans. Mais on dit aux Africains que nous ne devrions pas nous développer, ou avoir de l’électricité parce que, maintenant que ces pays sont riches au-delà de ce que peuvent imaginer les Africains, ils sont préoccupés par le réchauffement climatique. Al Gore et le directeur de l’Onu pour la climatologie nous disent que le monde doit aller vers une diète énergétique. Hé bien, nous avons des nouvelles pour eux : les Africains sont déjà à la diète énergétique, nous mourons de faim ! Al Gore consomme plus d’électricité en une semaine que 28 millions d’Ougandais en une année. Et ces politiques anti-électricité nous enfoncent dans la pauvreté. Ne pas avoir d’électricité signifie que des millions d’Africains n’ont pas de réfrigérateurs pour conserver la nourriture et les médicaments.
En dehors de zones privilégiées de nos grandes villes, les gens n’ont pas de lumière, d’ordinateurs, d’hôpitaux et d’écoles modernes, d’air conditionné – ou de bureaux, d’usines et de magasins pour produire et créer de bons emplois. Ne pas avoir d’électricité signifie maladie et mort. Cela signifie des millions de morts par affections pulmonaires, parce qu’ils doivent cuisiner et se chauffer avec des feux ouverts ; par maladies intestinales causées par de la nourriture gâtée ou de l’eau impropre ;de la malaria, tuberculose, rubéole et autres maladies que nous pourrions prévenir ou soigner si nous avions l’infrastructure médicale appropriée.

Est-ce qu’un hypothétique réchauffement d’ici cent ans est pire que ça ?

Dire aux Africains qu’ils ne peuvent pas avoir d’électricité et de développement économique – à l’exception de ce qui peut être produit à partir de quelques éoliennes ou de petits panneaux solaires – est immoral. C’est un crime contre l’humanité. Pendant ce temps, la Chine et l’Inde construisent des centrales à charbon chaque semaine pour tirer leur population de la pauvreté. Ainsi, même si l’Afrique reste pauvre – et si les USA et l’Europe passent aux éoliennes et aux centrales nucléaires – les niveaux de dioxyde de carbone continueront à s’élevée durant des décennies. Pire encore, les croisés du réchauffement global ne nous disent pas seulement de nous passer d’électricité. Ils font aussi campagne contre les biotechnologies. Comme les fermiers Américains, Brésiliens et Sud Africains vous le diront, les semences biotech augmentent les rendements, réduisent l’usage des pesticides, nourrissent plus de monde et aident les fermiers à gagner plus d’argent. Des variétés nouvellement développées peuvent résister à la sécheresse – de celles que l’Afrique a déjà subi et dont certains disent qu’elles augmenteront avec le réchauffement global.
Des radicaux de l’environnement s’opposent même aux insecticides et au puissant DDT, que le Ministre Ougandais de la Santé utilise conjointement à des moustiquaires et des médicaments modernes pour éliminer la malaria. Ils disent que le réchauffement aggravera la malaria. C’est ridicule car la maladie était répandue dans toute l’Europe, les Etats Unis et même la Sibérie. L’Ouganda et l’Afrique doivent cesser de s’inquiéter de ce que disent les Occidentaux, les Nations Unies et Al Gore. Nous devons nous concentrer sur nos propres besoins, ressources et opportunités.
Nous n’avons pas besoin de plus d’aide – particulièrement du genre qui majoritairement corrompt les fonctionnaires qui mettent l’argent sur des comptes privés, tiennent des conférences de propagande sur le réchauffement global et laissent leur propre peuple dans la pauvreté. Nous n’avons pas besoin que des pays riches nous promettent assistance pour le changement climatique (peut-être, quelquefois dans dix ans), si nous promettons de ne pas nous développer. Nous devons arrêter d’agir comme des sauvages ignorants, qui pensent que les éclipses solaires signifient que les dieux sont en colère après eux, et demandent à des sorciers de faire revenir le soleil. Nous devons cesser d’écouter des sorciers du réchauffement climatique qui s’enrichissent en nous disant de conserver notre mode de vie “indigène”, nos vies de pauvreté.

Nous avons besoin de commerce, de production, d’électricité et de carburant pour le transport afin d’alimenter des économies industrielles modernes. Nous devons faire que ce font la Chine et l’Inde – nous développer – et commercer plus avec eux. C’est comme cela que nous obtiendrons les emplois, la prospérité, la santé et la qualité de l’environnement que nous méritons.

(Source)

1.  the fritz | 11/09/2009 @ 12:10 Répondre à ce commentaire

En tout cas il semble que le changement climatique les passionne et que l’argent pour l’Ă©tudier ne manque pas
Suite à la conférence de presse organisée jeudi 10 septembre 2009

AMMA
Analyses Multidisciplinaires de la Mousson Africaine

Le communiqué de presse
(http://www.amma-international.org/IMG/pdf/CommuniquePresseAMMAConfParis-Septembre2009.pdf)

Le dossier de presse distribué lors de la conférence
(http://www.amma-international.org/IMG/pdf/DP-AMMAConfParisSept09-WEB.pdf)

Communiqué de presse

La mousson africaine est une période d’intenses pluies qui, à partir du mois de juin et en moins de 4 mois, apportent l’essentiel des précipitations d’une année. Ces dernières décennies, la variabilité de la mousson a suscité de nombreux questionnements. Aujourd’hui grâce à l’analyse des données récoltées lors des campagnes de terrain du programme AMMA, les mécanismes qui régulent la mousson et ses impacts commencent à être dévoilés.

Cinq cents chercheurs Ă©taient prĂ©sents lors de la 3ème confĂ©rence internationale du programme AMMA au Burkina Faso du 20 au 24 juillet 2009. Parmi les diffĂ©rents rĂ©sultats obtenus, les chercheurs d’AMMA ont montrĂ© que la formation d’eau froide dans le Golfe de GuinĂ©e joue un rĂ´le dĂ©terminant dans le dĂ©marrage de la mousson. De mĂŞme, les conditions mĂ©tĂ©orologiques en MĂ©diterranĂ©e ou au-dessus de l’OcĂ©an Indien ont une responsabilitĂ© majeure dans la variabilitĂ© et la fin d’une saison de mousson. En intĂ©grant des donnĂ©es du programme AMMA, les prĂ©visions mĂ©tĂ©orologiques et climatiques saisonnières ont Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©es non seulement sur la sous-rĂ©gion mais aussi sur l’Europe. Le comportement de l’humiditĂ© des sols, du dĂ©bit des rivières et du niveau des nappes phrĂ©atiques sous l’effet des prĂ©cipitations passĂ©es et de l’activitĂ© humaine est mieux apprĂ©hendĂ© aujourd’hui. Nous connaissons mieux aussi les Ă©missions d’aĂ©rosols, notamment carbonĂ©s ou issus de la pollution, et leurs impacts sur la santĂ©.

Ces résultats ont permis d’assurer la reconduction du programme pour une deuxième phase. AMMA approfondira sa recherche sur la variabilité de la mousson africaine et ses mécanismes au profit de l’amélioration des prévisions météorologique et climatique et des scénarii de changement climatique des années à venir. Le bénéfice de ces avancées scientifiques doit être mieux transmis aux pays d’Afrique de l’Ouest et à leurs populations. En intégrant la compréhension des interdépendances entre sociétés, environnement, ressources et variabilité du climat dans le contexte du changement climatique global, la communauté de recherche AMMA contribuera à ces objectifs.

Le prélèvement des données AMMA sur le terrain
La principale campagne de terrain du programme AMMA démarrait en janvier 2006 à Niamey au Niger. Avec plus de cinq cents chercheurs répartis du Golfe de Guinée au Sahara, le programme AMMA a déployé des centaines d’instruments au sol, sur des bateaux, des avions et des ballons. L’évolution de l’état des sols, des cultures, de la végétation, des rivières, des océans et de l’atmosphère a été suivie simultanément avant, pendant et après la mousson. Un jeu d’observations sans précédent a ainsi été collecté, complété par les données des satellites de toute nouvelle génération. La phase expérimentale d’AMMA fut une réussite grâce à une coopération internationale regroupant des équipes de plus de 30 nations dont 14 pays d’Afrique de l’Ouest.

Contact presse AMMA
Aude Sonneville : aude.sonneville@cnrm.meteo.fr / 00 33 (0)5 61 07 98 74/ 00 33 (0)6 21 28 90 73
www.amma-international.org

2.  Murps | 11/09/2009 @ 23:26 Répondre à ce commentaire

Fiona Kobusingye, dont j’ignorais l’existence, est l’auteur de cet article remarquable de bon sens et de luciditĂ©.

Il n’y a pas UN politique en france, pas UN journaliste, capable de dire les choses ainsi.
C’est dĂ©sespĂ©rant.

3.  Abder | 12/09/2009 @ 6:49 Répondre à ce commentaire

Un joli fil plein de prophĂ©ties…
AFRIQUE: Un aperçu peu réjouissant du changement climatique

4.  rageous | 13/09/2009 @ 17:21 Répondre à ce commentaire

L’auteur Ă  la dĂ©cence de ne pas parler aussi de nos vĂ©hicules devenus trop polluants avec le CT obligatoire mais qui bĂ©nĂ©ficient d’une seconde vie dans ce pays…

5.  Araucan | 13/09/2009 @ 23:06 Répondre à ce commentaire

the fritz (#1),

Lire sur ce sujet : http://www.amma-international......09-WEB.pdf

Et dans le monde :

Les secrets de la mousson africaine percés par un programme de recherche international
LE MONDE | 11.09.09 | 16h24 • Mis à jour le 11.09.09 | 16h24

La FĂ©dĂ©ration internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a annoncĂ©, mercredi 9 septembre, le dĂ©blocage de plus de 650 000 euros destinĂ©s Ă  fournir une aide d’urgence Ă  une quinzaine de pays d’Afrique subsaharienne touchĂ©s par d’importantes inondations. Ces intempĂ©ries, qui ont dĂ©jĂ  affectĂ© plus d’un demi-million de personnes depuis le dĂ©but de la saison des pluies, fin juin, illustrent l’importance que revĂŞt la mousson africaine pour les populations du Sahel. Tardive et peu abondante, elle fragilise les agricultures ; trop impĂ©tueuse, elle balaie les habitations et dĂ©truit les infrastructures.

Saisonnière mais capricieuse, la mousson ouest-africaine pose de nombreuses questions aux communautĂ©s scientifiques. Comment va-t-elle Ă©voluer avec le changement climatique en cours ? Est-il possible de prĂ©voir ses sautes d’humeur et le moment de son dĂ©clenchement ? Comment influe-t-elle sur les sociĂ©tĂ©s et les Ă©conomies du Sahel ? LancĂ© en 2002, le programme de recherche AMMA (Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine) vient de voir sa première phase s’achever ; sa reconduction a Ă©tĂ© annoncĂ©e jeudi Ă  Paris.

Les sept premières annĂ©es d’AMMA ont mobilisĂ© plus d’un demi-millier de chercheurs issus de trente pays. Elles ont mis au jour la complexitĂ© considĂ©rable des mĂ©canismes en jeu dans le dĂ©clenchement et l’intensitĂ© de la mousson. Les climatologues subodoraient une telle complexitĂ© : s’agissant de l’impact du rĂ©chauffement sur la mousson, les modèles numĂ©riques utilisĂ©s par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’Ă©volution du climat (GIEC) ne parviennent pas Ă  s’accorder. Ce qui implique que nombre de processus physiques Ă  l’origine du phĂ©nomène ne sont, pour l’heure, pas encore pleinement compris. “Certains modèles produisent une augmentation des prĂ©cipitations ; d’autres, au contraire, prĂ©voient un assèchement du Sahel”, a illustrĂ© la mĂ©tĂ©orologue AĂŻda Diongue-Niang, de l’Agence nationale de la mĂ©tĂ©orologie du SĂ©nĂ©gal.

En dĂ©pit des inondations en cours, la mousson africaine a globalement perdu en intensitĂ© au cours des cinquante dernières annĂ©es. Avec deux pics de sĂ©cheresse, d’abord dans les annĂ©es 1970, puis dans les annĂ©es 1980. Est-ce le signe que les modèles prĂ©voyant, Ă  long terme, une plus grande ariditĂ© de la rĂ©gion sont plus fiables que les autres ? Non, rĂ©pond Mme Diongue-Niang : il est encore trop tĂ´t pour l’affirmer. Les donnĂ©es rĂ©coltĂ©es dans le cadre d’AMMA suggèrent en effet que la mousson africaine est influencĂ©e par une oscillation des tempĂ©ratures de l’Atlantique nord - oscillation dont la pĂ©riode est de l’ordre du demi-siècle. Il demeure donc possible que la tendance Ă  l’assèchement observĂ©e depuis les annĂ©es 1950 ne soit que la partie basse d’un cycle, et non une tendance lourde due au changement climatique.

La première phase d’AMMA a certes ouvert de nouvelles questions scientifiques. Mais pas seulement. L’une des dĂ©couvertes saillantes rĂ©alisĂ©es dans le cadre du programme est celle d’un mĂ©canisme-clĂ© dans le dĂ©clenchement de la mousson. Les donnĂ©es montrent ainsi un lien fort entre la formation d’eaux froides dans le golfe de GuinĂ©e (dĂ©tectĂ©es par l’observation satellite) et l’apparition des premières pluies. Or une prĂ©vision de la date prĂ©cise du dĂ©marrage de la saison humide est particulièrement utile aux agriculteurs : elle leur permet de rĂ©ussir leurs semis - Ă©tape qui, lorsqu’elle Ă©choue, les contraint Ă  racheter des semences.

“Jusqu’Ă  prĂ©sent, nous pouvions Ă©valuer l’intensitĂ© globale de la mousson Ă  venir, selon Jean-Luc Redelsperger (CNRS), responsable scientifique du programme. Aujourd’hui, grâce aux donnĂ©es collectĂ©es dans le cadre d’AMMA, nous avons l’espoir de pouvoir prĂ©voir prĂ©cisĂ©ment le premier jour de pluie et les “pauses sèches”" qui s’intercalent entre les Ă©pisodes de denses prĂ©cipitations. Ces “pauses”, qui peuvent durer de quelques jours Ă  un mois, peuvent s’avĂ©rer dĂ©sastreuses pour les cultures.

Systèmes d’alerte

Depuis le milieu des annĂ©es 2000, l’accumulation de donnĂ©es et les progrès de la modĂ©lisation ont permis de mettre en place un système de prĂ©vision de prĂ©cipitations Ă  sept jours donnant des conseils aux agriculteurs sur l’opportunitĂ© de faire leur semis de mil. Ensuite, l’un des obstacles est l’acheminement de l’information sur le terrain, en temps rĂ©el, jusque dans les zones les plus reculĂ©es. Jusqu’Ă  prĂ©sent, l’efficacitĂ© sur le terrain du système mis en place n’a pas Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e.

A terme, selon le climatologue Benjamin Sultan (Institut de recherche pour le dĂ©veloppement), l’un des objectifs d’AMMA est “de concevoir des systèmes d’alerte prĂ©coces capables d’anticiper des crises alimentaires ou sanitaires et d’en rĂ©duire ainsi les impacts”. Par exemple, anticiper les prĂ©cipitations, l’orientation des vents, les tempĂ©ratures peut permettre de prĂ©voir l’irruption dans telle ou telle rĂ©gion de ravageurs des cultures comme les criquets pèlerins.

De mĂŞme que l’incidence de certaines maladies humaines, dont certaines peuvent devenir Ă©pidĂ©miques lorsque certaines conditions sont rĂ©unies.
Stéphane Foucart

Abder (#3),

Il y a un autre lien avec ceci, ( Conférence de Genève) :

En Afrique en particulier, on a pu observer une tendance compréhensible à s’attaquer aux problèmes urgents à court terme, en repoussant à plus tard les inquiétudes au sujet du climat. Pourtant, il devient de plus en plus évident que les événements climatiques majeurs comme les inondations, les sécheresses et les cyclones contribuent à l’augmentation du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

Les hausses brutales du niveau des précipitations accroissent également les risques de maladies telles que le paludisme, le typhus murin et la méningite. Les décideurs politiques doivent donc acquérir une compréhension plus globale des dangers cachés du changement climatique.

Les catastrophes climatiques ne peuvent pas être évitées, mais une bonne préparation, s’appuyant sur des informations fiables, permet de réduire considérablement la vulnérabilité à ce type de phénomènes, et de limiter les coûts de réhabilitation et de reconstruction, qui représentent souvent un handicap supplémentaire pour le pays. Par conséquent, on commence à considérer le climat comme un facteur important du développement.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre sera probablement plus difficile à mettre en place, mais Mme Lubchenco, de la NOAA, a déclaré à des journalistes, à Genève, que l’urgence de la question climatique devenait aujourd’hui flagrante, même aux yeux des sceptiques qui remettaient auparavant en cause les théories sur le réchauffement climatique.

Je trouve le raisonnement circulaire, non ?

Sur ce site il y a mĂŞme le retour des anti natalitĂ©…

http://www.irinnews.org/fr/Rep.....rtId=86111
Et tout le détail là : http://www.optimumpopulation.o.....ssions.pdf

6.  scaletrans | 14/09/2009 @ 10:25 Répondre à ce commentaire

Araucan (#5),

Les anti-natalitĂ© ont toujours Ă©tĂ© lĂ . Il y a mĂŞme ceux qui se cachent Ă  peine pour souhaiter qu’on revienne Ă  un “optimum” de 500 millions d’habitants pour toute la Terre (J’avais laissĂ© un lien quelque part, je ne le retrouve plus dans mes notes… ça doit ĂŞtre le ramollissement du cerveau :) ). Ils ne disent pas comment faire, mais on peut tout supposer.

7.  marot | 14/09/2009 @ 11:21 Répondre à ce commentaire

Araucan (#5), On a là un exemple à conserver des monceaux de sottises du nommé Foucart.

Référence www.lemonde.fr/planete/article....._3244.html

Il suffit de lire attentivement son texte :
Les secrets de la mousson africaine percés par un programme de recherche international
Youpie, enfin on sait…

Eh bien non pas du tout, le titre est fait pour tromper le lecteur :
Les modèles numériques utilisés par le GIEC ne parviennent pas à s’accorder.
nombre de processus physiques ne sont, pour l’heure, pas encore pleinement compris.
Certains modèles produisent une augmentation des précipitations ; d’autres, au contraire, prévoient un assèchement du Sahel
Aujourd’hui, nous avons l’espoir de pouvoir prévoir précisément le premier jour de pluie
Mais ce n’est pas fait.

Et enfin la cerise catastrophique pour bien conclure sans savoir de quoi il s’agit :
maladies humaines, dont certaines (?) peuvent devenir épidémiques lorsque certaines (?) conditions sont réunies.

Bravo Foucart, ça c’est de la science !

8.  Araucan | 14/09/2009 @ 14:36 Répondre à ce commentaire

marot (#7),

Ce projet Amma montre bien les tiraillements en matière de recherche climatologique.
Manifestement ce programme a fait des progrès en matière de mĂ©tĂ©orologie sur la zone et permet d’amĂ©liorer cette prĂ©vision. Mais par ailleurs point de salut si l’on ne parle du RCA : d’oĂą les modèles Ă  la sauce climatologique dĂ©clinĂ©e au niveau rĂ©gional.
Lier la mĂ©tĂ©o Ă  la NOA, cela a l’air d’assez bien fonctionner, par contre, lier la NOA et le climat de la zone aux modèles du GIEC, cela ne marche pas (mais on le savait dĂ©jĂ ).
Et pour le moment, ce que la zone Ă  besoin, c’est peut-ĂŞtre d’abord un service mĂ©tĂ©o et de prĂ©visions d’un bon niveau avant de spĂ©culer pour dans 50 ans.
(cf le pdf citĂ© dans mon prĂ©cĂ©dent post, c’est assez frappant).

Et quand on lit la sauce de la seconde citation (trouvĂ© sur le site IRIN entre mĂ©tĂ©orologie et climat, il y a de quoi s’inquiĂ©ter : le besoin, c’est d’abord la mĂ©tĂ©o de bonne qualitĂ©. La climatologie, c’est du luxe. personne pour le moment ne peut dire comment la NOA (et la mousson africaine) Ă©volueront…

9.  Manu95 | 14/09/2009 @ 18:09 Répondre à ce commentaire

marot (#7),

Aujourd’hui, nous avons l’espoir de pouvoir prévoir précisément le premier jour de pluie

En lisant entre les lignes, cela veut dire “donnez-nous encore de gros budgets et des ordinateurs de plus en plus puissants”.

10.  Araucan | 14/09/2009 @ 20:49 Répondre à ce commentaire

Manu95 (#9),

Effectivement, ce point est excessif : pour les semis, annoncer la pluie Ă  une semaine, cela suffit…

11.  laurent | 15/09/2009 @ 0:21 Répondre à ce commentaire

Araucan (#10),

Effectivement, ce point est excessif : pour les semis, annoncer la pluie à une semaine, cela suffit…

Qu’on l’annonce une semaine avant ou le jour mĂŞme ne sert Ă  rien pour la culture du mil….. de toute façon les paysans sahĂ©liens sèmeront au cours de chaque pĂ©riode pluvieuse en dĂ©but de mousson (pour rĂ©partir les risques).
Ce qui serait intĂ©ressant pour eux, c’est une prĂ©vision des durĂ©es sèches (nombre de jours sans pluie) après les Ă©pisodes pluvieux (si la durĂ©e est trop longue, les semis , après avoir germĂ©, sèchent et crèvent…). C’est la seule chose qui leur permettrait d’ĂŞtre plus efficace (en Ă©conomisant des semences).

L’idĂ©al serait bien sur de pouvoir prĂ©dire la pĂ©riode de pluie qui donnera les meilleures chances au semis (la première qui ne sera pas suivie de pĂ©riodes sèches trop longues pour la survie du semis)…. mais, la, on est dans la science-fiction profonde….

La seule vraie avancĂ©e pour les cultivateurs de mil sahĂ©lien serait en fait quelque chose qui n’a rien Ă  voir avec la mĂ©tĂ©o ou le climat…. ce serait le dĂ©veloppement d’espèces rĂ©sistantes aux pĂ©riodes de sècheresse en dĂ©but de cycle (… hors OGM, pas de salut…)

12.  Abder | 15/09/2009 @ 1:58 Répondre à ce commentaire

Araucan (#5),

Le problème c’est qu’on prĂ©dit comme suit :

Afrique du Nord, du Maroc à l’Egypte

D’ici 2100, la production agricole pourrait subir des pertes correspondant à entre 0,4 et 1,3 pour cent du Produit intérieur brut (PIB) moyen.

Alors qu’on sait que l’Ă©conomie de ces pays est souvent affectĂ©e par les alĂ©as climatiques et qu’il ne faut pas attendre 2100 pour en avoir… D’ailleurs, on ne sait mĂŞme pas quelle tendance règnera :

nombre de processus physiques à l’origine du phénomène ne sont, pour l’heure, pas encore pleinement compris. “Certains modèles produisent une augmentation des précipitations ; d’autres, au contraire, prévoient un assèchement du Sahel”

Et en Afrique du Nord? Tout ce qu’on sait, c’est que dans le passĂ© quaternaire, les ambiances arides correspondent aux ambiances froides et inversement les Ă©pisodes tièdes Ă©taient plus humides… Et si on projette avec un RC, au contraire, il n’y aura pas de diminution des prĂ©cipitations (principale source de production agricole), mais augmentation.

13.  Araucan | 15/09/2009 @ 10:27 Répondre à ce commentaire

Abder (#12),

Personnellement, je fais l’impasse sur les prĂ©dictions Ă  100 ans, ce n’est utile pour personne, en particulier en agriculture. Et si il y a Ă©volution elle se fera progressivement. Le vĂ©ritable enjeu serait d’arriver Ă  prĂ©dire un changement net et brutal, qui pourrait justifier des mesures importantes d’anticipation. Mais on en est incapable de toute façon, et l’on ne sait mĂŞme pas si il y a mĂŞme une probabilitĂ© lĂ -dessus. Vaut-il mieux dĂ©lirer sur le Niger dans 100 ans ou travailler Ă  amĂ©liorer la situation prĂ©sente ?
Pour l’Afrique du Nord, qui peut dire ce que sera son Ă©conomie en 2100 ? Il y a de bonnes chances qu’elle ne soit plus aussi dĂ©pendante de l’agriculture qu’aujourd’hui et que de toute façon, la formation des agriculteurs et les techniques agricoles auront Ă©voluĂ©, y compris pour la gestion, voire la production d’eau douce. De plus, tous ces pays ont une façade maritime, ce qui permet d’envisager la dessalinisation d’eau de mer : ce n’est pas aisĂ© mais il y a une possibilitĂ© ouverte, au contraire de pays sans façade maritime.
Et vous avez raison, les alĂ©as existent dĂ©jĂ , voire certains Ă©vĂ©nements extrĂŞmes et l’on pourrait bien souvent dĂ©jĂ  agir par rapport Ă  ces Ă©vĂ©nements.
Cette histoire de RCA conduit à une distorsion de la réalité et donc des priorités.

laurent (#11),
ou alors de dĂ©velopper les techniques qui permettent de stocker de l’eau pour compenser ces pĂ©riodes sèches …

14.  Piloteman | 15/09/2009 @ 12:48 Répondre à ce commentaire

“nombre de processus physiques Ă  l’origine du phĂ©nomène ne sont, pour l’heure, pas encore pleinement compris. “Certains modèles produisent une augmentation des prĂ©cipitations ; d’autres, au contraire, prĂ©voient un assèchement du Sahel”

en voilĂ  une perle :
Nombre de processus: Attention c’est compliquĂ©, et en plus il y en a plusieurs.
pour l’heure : Laisse supposer, que bientôt, plus tard, on va comprendre.
pas encore pleinement compris : Suppose qu’on a dejĂ  compris au moins une toute petite partie.
mais la conclusion est cependant redoutable :
“Certains modèles produisent une augmentation des prĂ©cipitations : Oui, avec le peu qu’on a dĂ©ja compris, on peut au moins prĂ©dire une probable augmentation des prĂ©cipitations.
d’autres, au contraire, prĂ©voient un assèchement : manque de chance, avec ce qu’on a dĂ©jĂ  compris on peut prĂ©dire aussi exactement le contraire.

en conclusion, avec tout l’argent qu’on a dĂ©ja coutĂ©, on est rigoureusement incapable de choisir entre deux hypothèses diamĂ©tralement opposĂ©es.

je propose une nouvelle formulation
“Les intentions des dieux restent mystĂ©rieuses. Certaines entrailles de poulet prĂ©voient une augmentation des prĂ©cipitations ; d’autres, au contraire, prĂ©voient un assèchement du Sahel”

Dans l’antiquitĂ©, un devin pareil aurait sans doute tâtĂ© de la fosse aux lions.
Heureusement on est devenus civilisés.

En attendant, une petite danse de la pluie ne ferait pas de mal.

15.  miniTAX | 15/09/2009 @ 17:36 Répondre à ce commentaire

Dans l’antiquité, un devin pareil aurait sans doute tâté de la fosse aux lions.
Heureusement on est devenus civilisés.

Piloteman (#14), de nos jours, le même devin tâte des liasses de $. Comme quoi, la civilisation a du bon.

16.  Daniel | 15/09/2009 @ 18:38 Répondre à ce commentaire

En tout cas cette année la Tunisie par ex a annoncé une récolte record de céréales

17.  Jean6gabriel MahĂ©o | 15/09/2009 @ 22:50 Répondre à ce commentaire

Bonjour,

J’ai trouvĂ© ce texte tellement bon que je me suis permis de le reproduire sur mon site, www.larecherchedubonheur.com.
Ce texte de Mme Kobusingye concorde entièrement avec ce que nous tentons modestement de dĂ©fendre, c’est-Ă -dire le droit pour les PVDs de sortir enfin de l’âge des tĂ©nèbres colonial (et soi-disant “post”-colonial) pour rentrer enfin dans l’histoire du progrès humain et y apporter sa part.
Ce droit s’accompagne de l’obligation de lutter contre les Ă©colo-malthusiens, les fanatiques de l’empire financier mondial centrĂ© Ă  Londres, et le pessimisme culturel en gĂ©nĂ©ral.

Merci de nous avoir traduit ce texte et nous avoir fait connaître cette vois africaine,
Jean-Gabriel Mahéo

18.  Abder | 15/09/2009 @ 23:01 Répondre à ce commentaire

Daniel (#16),
La mĂŞme chose pour le Maroc, avec un record historique de 102 millions de quintaux, dĂ» Ă  une hausse des prĂ©cipitations de 69 % par rapport Ă  la normale, pour la campagne 2008-2009. L’annĂ©e suivante dĂ©bute ces jours avec des pluies diluviennes, un peu partout au Maroc, Rabat aujourd’hui mĂŞme, sous les eaux, une gare entièrement inondĂ©e; alors que certains ont prĂ©dit une saison particulièrement sèche!

19.  Daniel | 16/09/2009 @ 0:36 Répondre à ce commentaire

Abder (#18),
Voir la vidéo
http://www.meteo-world.com/news/index-2725.php

20.  miniTAX | 16/09/2009 @ 9:06 Répondre à ce commentaire

Abder (#18), admirez ces charlatans de la “sĂ©cheresse climatique au Maroc” (et c’Ă©tait une Ă©tude publiĂ©e il y a tout juste 6 mois !)

Sécheresse climatique au Maroc durant les dernières décennies
L. Stour1 and A. Agoumi2

1 Professeur à la faculté des sciences et techniques de Mohammedia, BP146, Mohammedia, Maroc
2 Professeur Ă  l’Ă©cole Hassania des travaux publics, BP 8108 Oasis, Casablanca, Maroc

RĂ©sumĂ© - La sĂ©cheresse a toujours Ă©tĂ© prĂ©sente dans l’histoire du Maroc, elle s’est imposĂ©e avec force ces dernières dĂ©cennies en tant qu’Ă©lĂ©ment structurel du climat du pays. Le Maroc vit actuellement l’Ă©pisode sec le plus long de son histoire contemporaine, caractĂ©risĂ© par une diminution des prĂ©cipitations et une tendance nette Ă  la hausse des tempĂ©ratures. La caractĂ©risation de la sĂ©cheresse climatique au cours de la pĂ©riode 1961- 2004 a montrĂ© une augmentation significative de la frĂ©quence des sĂ©cheresses, de leur sĂ©vĂ©ritĂ© et de leur champ de couverture spatiale. Cette dynamique de sĂ©cheresse s’accompagne d’un rĂ©chauffement important liĂ© au changement climatique planĂ©taire, qui rend ces annĂ©es sèches de plus en plus difficiles pour diffĂ©rents secteurs socio-Ă©conomiques du pays.

La conclusion, toute giecienne, vaut le coup d’oeil aussi (leur torchon en pdf est dispo en ligne gratuitement, ce qui est dĂ©jĂ  trop cher vu ce que ça vaut). En terme de bouffons climatiques, les Marocains n’ont rien Ă  envier Ă  nos Jouzel, Le Treut, Hagglustaine, Bard… nationaux.
Et ce sont ces sorciers des temps modernes, avec leur clairvoyance inimitable, qui conseillent les politiciens sur le climat, il y a de quoi craindre le pire.

21.  Abder | 16/09/2009 @ 16:40 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#20),
Merci pour le lien. Les perroquets qui adorent le St GIEC sont pondus un peu partout. Il s’agit lĂ  d’un article d’ingĂ©nieurs qui n’ont citĂ© aucun travail de climatologue sur le Maroc. Ils ont ignorĂ© les nombreux climatologues et leur travaux. Ah! Ils sont parmi ceux qualifiĂ©s par Leroux de ” informaticiens, voire des comptables”. Et par dessus le marchĂ©, ils ont bien choisi les pĂ©riodes d’Ă©tude et de comparaison, voire les stations. Casablanca dispose d’un siècle de donnĂ©es relativement fiables. J’avais lu dans leur revue (GĂ©nie Civil) un article qui les avait exploitĂ©es sans dĂ©tecter une vĂ©ritable tendance (je n’arrive pas Ă  trouver la rĂ©fĂ©rence pour le moment).
Sur une interview de l’un des auteurs : Risque climatique, le Maroc aussi est menacĂ©, on dĂ©couvre des perles telles que :

La terre chauffe, et le premier responsable c’est l’homme. Concrètement, la température moyenne de la terre s’est élevée de 0,6 à 0,7 degré en moyenne annuelle. Mais à des échelles plus fines, tant dans l’espace que dans le temps, les réchauffements peuvent atteindre 5 à 6 degrés mensuels.

ou encore :

Depuis les années 60, les scientifiques ont décelé une tendance au réchauffement planétaire.

Aux annĂ©es 70 , c’Ă©tait bien l’alerte au refroidissement?
Enfin, ils touchent des subventions, ça sent l’argent… foutu en l’air!

22.  Daniel | 16/09/2009 @ 18:57 Répondre à ce commentaire

Dans les annĂ©es soixante ma grand mère pestait contre le temps qui d’après elle Ă©tait dĂ©traquĂ© par les spoutnik
DĂ©but 70 la presse titrait ” vers une glaciation a cause de la pollution “

23.  Araucan | 17/09/2009 @ 14:26 Répondre à ce commentaire

A lire
en plus : http://web.worldbank.org/WBSIT.....31,00.html
http://web.worldbank.org/WBSIT.....46,00.html

et le rapport cité ci-dessous
http://econ.worldbank.org/WBSI.....:Y,00.html

Climat : le scénario idyllique de la Banque mondiale
LE MONDE | 16.09.09 | 16h17 • Mis à jour le 16.09.09 | 19h56

A moins de deux mois du sommet des Nations Unies sur le climat Ă  Copenhague (Danemark) qui dĂ©cidera de la suite Ă  donner au protocole de Kyoto, les nĂ©gociations patinent. L’ambiance n’est pas Ă  la recherche d’une solution commune, mais plutĂ´t Ă  savoir qui, au final, supportera l’addition de la lutte contre le rĂ©chauffement.
Une trentaine de milliards au mieux

Fonds “mexicain” alimentĂ© par des contributions basĂ©es sur le produit intĂ©rieur brut (PIB) de chaque pays et leur niveau d’Ă©missions ; fonds “norvĂ©gien” abondĂ© par un prĂ©lèvement de 2 % sur les marchĂ©s carbone… : aucune des propositions - près d’une dizaine - sur la table des nĂ©gociations pour lutter contre le changement climatique n’est Ă  la hauteur des centaines de milliards de dollars jugĂ©es nĂ©cessaires par la Banque mondiale.
Au mieux, ces fonds rapporteraient une trentaine de milliards.
Sur le mĂŞme sujet
Les faits L’Ă©nergie Ă©olienne pourrait assurer la consommation Ă©lectrique en Chine jusqu’en 2030
En dĂ©cembre, la confĂ©rence de Copenhague devra mettre au point l’accord qui succĂ©dera au protocole de Kyoto, signĂ© en 1997.
Les faits L’Europe prĂŞte Ă  aider les pays Ă©mergents sur le climat
Portrait David Suzuki, télé-écologiste
Les faits Tokyo relève son objectif de rĂ©duction d’Ă©missions de gaz Ă  effet de serre
Edition abonnĂ©s Archive : L’Afrique fait monter les enchères avant le sommet de Copenhague

De façon assez dĂ©routante, la Banque mondiale a, semble-t-il, choisi de s’affranchir de cette rĂ©alitĂ© pour rĂ©diger son rapport annuel sur le dĂ©veloppement consacrĂ© cette annĂ©e au changement climatique. PubliĂ© mardi 15 septembre, son message se veut positif. “Les pays en dĂ©veloppement pourront continuer Ă  se dĂ©velopper et Ă  rĂ©duire leur niveau de pauvretĂ© tout en Ă©voluant vers une Ă©conomie faiblement Ă©mettrice de gaz Ă  effet de serre”, affirment les auteurs.

La lutte contre le rĂ©chauffement ne serait donc pas l’ennemi du dĂ©veloppement. La perspective est importante car les pays du Sud - dont la moitiĂ© de la population vit encore avec moins de 2 dollars par jour, et dont 1,6 milliard de personnes n’ont pas accès Ă  l’Ă©lectricitĂ© - n’ont nullement l’intention de sacrifier leur croissance Ă  un combat contre le rĂ©chauffement dont ils ne sont pas responsables.

Or s’ils continuent de se dĂ©velopper au rythme actuel en copiant le modèle des vieux pays industrialisĂ©s dont la consommation immodĂ©rĂ©e notamment de pĂ©trole, de charbon est Ă  l’origine du dĂ©règlement climatique, la hausse des tempĂ©ratures Ă  la fin du siècle ne sera pas de 2 °C - la limite que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’Ă©volution du climat (GIEC) recommande de ne pas dĂ©passer - mais de 5 °C. Un scĂ©nario que personne ne prĂ©fère envisager.

Dans le monde idĂ©al dans lequel se projette la Banque mondiale, les pays industrialisĂ©s, exhortĂ©s Ă  prendre d’ambitieux engagements de rĂ©duction de leurs Ă©missions de CO2, consentiraient des efforts financiers et des transferts de technologies sans prĂ©cĂ©dent pour doter le Sud d’infrastructures Ă©nergĂ©tiques compatibles avec la prĂ©servation de l’atmosphère.

Combien cela coĂ»tera-t-il ? L’institution financière qui a Ă©tudiĂ© toute la littĂ©rature scientifique sur le sujet Ă©value le coĂ»t de cette “rĂ©volution” Ă  400 milliards de dollars (274 milliards d’euros) par an en moyenne d’ici Ă  2030. Soit moins de 1 % du Produit intĂ©rieur brut (PIB) mondial Ă  cet horizon, prĂ©cisent les auteurs du rapport qui jugent l’effort Ă  consentir tout Ă  fait accessible. Au Sud, les investissements aujourd’hui orientĂ©s vers des mesures d’attĂ©nuation du changement climatique (efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, technologies propres…) ne dĂ©passent pas jusqu’Ă  prĂ©sent 8 milliards de dollars.

Ce n’est pas tout. Le rapport fait aussi le pari que les pays industrialisĂ©s supporteront le financement des mesures Ă  prendre pour limiter l’impact d’un rĂ©chauffement qui se fait dĂ©jĂ  sentir Ă  travers une plus grande frĂ©quence des sĂ©cheresses, des inondations… Au total, la Banque mondiale estime qu’il faudra mobiliser 80 milliards de dollars par an d’ici Ă  2030 pour l’adaptation. Soit 80 fois plus que les sommes actuelles.

D’oĂą viendra l’argent ? La Banque mondiale - pour le coup rĂ©aliste - n’ose envisager qu’il faille compter sur l’argent public. L’aide publique au dĂ©veloppement atteint pĂ©niblement 100 milliards de dollars. Et la communautĂ© internationale qui, en 2000, s’Ă©tait engagĂ©e Ă  accroĂ®tre ses efforts pour rĂ©duire la pauvretĂ© de moitiĂ© d’ici Ă  2015, dans le cadre des Objectifs du MillĂ©naire pour le dĂ©veloppement, ne tient pas ses promesses.

Le privĂ© alors ? La Banque mondiale, qui s’est activement engagĂ©e dans les marchĂ©s naissants de la finance carbone, table sur ces nouveaux dispositifs. Seront-ils Ă  la hauteur des enjeux ? “Quand nous avons rĂ©digĂ© ce texte, nous avons reçu en interne des mails disant : “Ce n’est pas un rapport de la Banque mondiale, c’est de la science-fiction”", a confessĂ© Marianne Fay, l’auteur principal.

Il n’est pas sĂ»r que les pays en dĂ©veloppement prisent cette science-fiction. Pour eux, “la lutte contre le rĂ©chauffement est l’affaire des pays riches et nous ne les avons pas convaincus qu’elle Ă©tait compatible avec le dĂ©veloppement”, juge Michel Colombier de l’Institut des relations internationales et du dĂ©veloppement durable. Le volontarisme brandi par la Banque mondiale n’est pas forcĂ©ment un argument convaincant.
Laurence Caramel

24.  Araucan | 17/09/2009 @ 15:08 Répondre à ce commentaire

A lire
en plus : http://web.worldbank.org/WBSIT.....31,00.html
http://web.worldbank.org/WBSIT.....46,00.html

et le rapport cité ci-dessous
http://econ.worldbank.org/WBSI.....:Y,00.html

Climat : le scénario idyllique de la Banque mondiale
LE MONDE | 16.09.09 | 16h17 • Mis à jour le 16.09.09 | 19h56

A moins de deux mois du sommet des Nations Unies sur le climat Ă  Copenhague (Danemark) qui dĂ©cidera de la suite Ă  donner au protocole de Kyoto, les nĂ©gociations patinent. L’ambiance n’est pas Ă  la recherche d’une solution commune, mais plutĂ´t Ă  savoir qui, au final, supportera l’addition de la lutte contre le rĂ©chauffement.
Une trentaine de milliards au mieux

Fonds “mexicain” alimentĂ© par des contributions basĂ©es sur le produit intĂ©rieur brut (PIB) de chaque pays et leur niveau d’Ă©missions ; fonds “norvĂ©gien” abondĂ© par un prĂ©lèvement de 2 % sur les marchĂ©s carbone… : aucune des propositions - près d’une dizaine - sur la table des nĂ©gociations pour lutter contre le changement climatique n’est Ă  la hauteur des centaines de milliards de dollars jugĂ©es nĂ©cessaires par la Banque mondiale.
Au mieux, ces fonds rapporteraient une trentaine de milliards.
Sur le mĂŞme sujet
Les faits L’Ă©nergie Ă©olienne pourrait assurer la consommation Ă©lectrique en Chine jusqu’en 2030
En dĂ©cembre, la confĂ©rence de Copenhague devra mettre au point l’accord qui succĂ©dera au protocole de Kyoto, signĂ© en 1997.
Les faits L’Europe prĂŞte Ă  aider les pays Ă©mergents sur le climat
Portrait David Suzuki, télé-écologiste
Les faits Tokyo relève son objectif de rĂ©duction d’Ă©missions de gaz Ă  effet de serre
Edition abonnĂ©s Archive : L’Afrique fait monter les enchères avant le sommet de Copenhague

De façon assez dĂ©routante, la Banque mondiale a, semble-t-il, choisi de s’affranchir de cette rĂ©alitĂ© pour rĂ©diger son rapport annuel sur le dĂ©veloppement consacrĂ© cette annĂ©e au changement climatique. PubliĂ© mardi 15 septembre, son message se veut positif. “Les pays en dĂ©veloppement pourront continuer Ă  se dĂ©velopper et Ă  rĂ©duire leur niveau de pauvretĂ© tout en Ă©voluant vers une Ă©conomie faiblement Ă©mettrice de gaz Ă  effet de serre”, affirment les auteurs.

La lutte contre le rĂ©chauffement ne serait donc pas l’ennemi du dĂ©veloppement. La perspective est importante car les pays du Sud - dont la moitiĂ© de la population vit encore avec moins de 2 dollars par jour, et dont 1,6 milliard de personnes n’ont pas accès Ă  l’Ă©lectricitĂ© - n’ont nullement l’intention de sacrifier leur croissance Ă  un combat contre le rĂ©chauffement dont ils ne sont pas responsables.

Or s’ils continuent de se dĂ©velopper au rythme actuel en copiant le modèle des vieux pays industrialisĂ©s dont la consommation immodĂ©rĂ©e notamment de pĂ©trole, de charbon est Ă  l’origine du dĂ©règlement climatique, la hausse des tempĂ©ratures Ă  la fin du siècle ne sera pas de 2 °C - la limite que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’Ă©volution du climat (GIEC) recommande de ne pas dĂ©passer - mais de 5 °C. Un scĂ©nario que personne ne prĂ©fère envisager.

Dans le monde idĂ©al dans lequel se projette la Banque mondiale, les pays industrialisĂ©s, exhortĂ©s Ă  prendre d’ambitieux engagements de rĂ©duction de leurs Ă©missions de CO2, consentiraient des efforts financiers et des transferts de technologies sans prĂ©cĂ©dent pour doter le Sud d’infrastructures Ă©nergĂ©tiques compatibles avec la prĂ©servation de l’atmosphère.

Combien cela coĂ»tera-t-il ? L’institution financière qui a Ă©tudiĂ© toute la littĂ©rature scientifique sur le sujet Ă©value le coĂ»t de cette “rĂ©volution” Ă  400 milliards de dollars (274 milliards d’euros) par an en moyenne d’ici Ă  2030. Soit moins de 1 % du Produit intĂ©rieur brut (PIB) mondial Ă  cet horizon, prĂ©cisent les auteurs du rapport qui jugent l’effort Ă  consentir tout Ă  fait accessible. Au Sud, les investissements aujourd’hui orientĂ©s vers des mesures d’attĂ©nuation du changement climatique (efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, technologies propres…) ne dĂ©passent pas jusqu’Ă  prĂ©sent 8 milliards de dollars.

Ce n’est pas tout. Le rapport fait aussi le pari que les pays industrialisĂ©s supporteront le financement des mesures Ă  prendre pour limiter l’impact d’un rĂ©chauffement qui se fait dĂ©jĂ  sentir Ă  travers une plus grande frĂ©quence des sĂ©cheresses, des inondations… Au total, la Banque mondiale estime qu’il faudra mobiliser 80 milliards de dollars par an d’ici Ă  2030 pour l’adaptation. Soit 80 fois plus que les sommes actuelles.

D’oĂą viendra l’argent ? La Banque mondiale - pour le coup rĂ©aliste - n’ose envisager qu’il faille compter sur l’argent public. L’aide publique au dĂ©veloppement atteint pĂ©niblement 100 milliards de dollars. Et la communautĂ© internationale qui, en 2000, s’Ă©tait engagĂ©e Ă  accroĂ®tre ses efforts pour rĂ©duire la pauvretĂ© de moitiĂ© d’ici Ă  2015, dans le cadre des Objectifs du MillĂ©naire pour le dĂ©veloppement, ne tient pas ses promesses.

Le privĂ© alors ? La Banque mondiale, qui s’est activement engagĂ©e dans les marchĂ©s naissants de la finance carbone, table sur ces nouveaux dispositifs. Seront-ils Ă  la hauteur des enjeux ? “Quand nous avons rĂ©digĂ© ce texte, nous avons reçu en interne des mails disant : “Ce n’est pas un rapport de la Banque mondiale, c’est de la science-fiction”", a confessĂ© Marianne Fay, l’auteur principal.

Il n’est pas sĂ»r que les pays en dĂ©veloppement prisent cette science-fiction. Pour eux, “la lutte contre le rĂ©chauffement est l’affaire des pays riches et nous ne les avons pas convaincus qu’elle Ă©tait compatible avec le dĂ©veloppement”, juge Michel Colombier de l’Institut des relations internationales et du dĂ©veloppement durable. Le volontarisme brandi par la Banque mondiale n’est pas forcĂ©ment un argument convaincant.
Laurence Caramel

25.  Behnousa | 25/09/2009 @ 1:56 Répondre à ce commentaire

Le changement climatique ne concerne pas l’Afrique.
Le Protocole de Kyoto, une guerre concurrentielle.

A l’heure actuelle, l’Europe et l’Amérique se retrouvent confrontés à divers défis politiques, économiques et sociaux. Assisterons-nous à la chute du monde occidental ?
Aujourd’hui, le monde est divisé en deux camps bien distincts : le monde occidental ou le monde chrétien qui est constitué de l’Amérique et de l’Europe, d’une part, et d’autre part, le monde oriental, qui est constitué du monde musulman, boudhiste et orthodoxe.
Les états membres du premier camp, regroupé autour de la bannière de l’OTAN, adorèrent jadis un Roi des juifs appelé Jésus, le soi-disant messie. Au nom d’un Dieu, le monde chrétien massacra des millions d’individus et détruit d’innombrables civilisations.
De nos jours, les églises sont vides et les enfants de chœur font, à la fois figure de divinité et d’Ostie. Sans doute une révision la décadence du progrès et de la technologie d’Aldous Huxley.
Après avoir pillĂ© les ressources terrestres, le monde Occidental s’est trouvĂ© un nouvel ennemi. Et après de nombreuses provocations, tĂ´t ou tard, deux ennemis devront s’affronter. Dans la nature innĂ©e des hommes se trouve le penchant vers la tyrannie et l’oppression mutuelle.
Parmi les diverses stratégies et les diverses provocations des dirigeants occidentaux, provocations visant à diviser afin de mieux soumettre et mieux s’enrichir - Divide ut impere ; sous peine de voir sa société basculer, citons :
M. Sarkozy qui, confronté à la crise, rampe derrière les banques musulmanes alors que, précédemment, l’Europe refusait leur implantation sous prétexte que les banques Européennes ne pourraient les concurrencer.
L’Europe qui se prononce en faveur de l’indépendance de certaines républiques de l’ancienne union soviétique et qui ne tolère ni l’indépendance, ni le morcèlement de ses états : la Flandre et le Pays-Basque Espagnol ne sont que des exemples.
Les attaques incessantes portées par l’Europe à l’encontre de la Chine et à son soi-disant colonialisme africain : « La Chine pille l’Afrique. ». De toute évidence, l’Europe ne veut éveiller les consciences et reconnaître que les Chinois travaillent à moindre coût et sont bien plus compétitifs que les entreprises européennes. Pour ce qui relève de la main d’œuvre Chinoise, constituée généralement de prisonniers, la Chine nous offre là un bien bel exemple de respect en matière de droits de l’homme et de réhabilitation : une nouvelle vie et une réduction de peine en échange de services rendus à la nation.
Evidemment, la presse et la classe politique ne manqueront pas de matĂ©rialiser le rĂ©gime politique Chinois comme un rĂ©gime abject. Mais, comme le disait Marcel Proust, il y a une chose plus difficile encore que de s’astreindre Ă  un rĂ©gime, c’est de ne pas l’imposer aux autres. Peut-on imposer une discipline et une rigueur morale aux peuples dĂ©cadents ?
Par une Ă©tude approfondie des mĹ“urs et des religions, force est de constater que les doctrines de Boudha et de Mahomet se fondent gĂ©nĂ©ralement sur des valeurs de respect et de tolĂ©rance. D’une certaine manière, je peux dire que l’Islam et le Boudhisme ne peuvent que se rapprocher. C’est pourquoi, il est nĂ©cessaire de renforcer les liens et les Ă©changes Ă©conomiques. Cela pourrait sembler difficile Ă  comprendre, cependant, nous pourrions dresser tout un inventaire des perversions de l’état d’esprit du monde occidental. Et c’est Friedrich Nietzsche, qui ses tristes conclusions : L’homme est une corde tendue entre la bĂŞte et le surhumain une corde au-dessus d’un abĂ®me.
Bien entendu, je ne me permettrais pas de généraliser, néanmoins, nous devons nous rendre à l’évidence : la confrontation est inéluctable et les pays orientaux doivent s’allier.
De tous temps, l’AmĂ©rique et l’Europe ont progressĂ© sans se soucier du caractère spirituel de ce qui nous entoure. Chaque fois que le temps a fait croĂ®tre un bâton, au bout du bâton l’homme a mis une lance.
Nous pouvons d’ailleurs retrouver des échos de ces jalonnements au sein d’organisations aussi émérite que celle des nations unies. Personnellement, je crois que Chinois, Russes et pays musulmans peuvent ressentir cette animosité qui consiste à imposer ses vues : la faillite de la démocratie.
Il est surtout étonnant de constater que les soubresauts visant le monde musulman, la Chine et la Russie émanent de petits états entretenus tel, la Belgique.
C’est à titre d’exemple que je me permets de citer la Belgique, qui figure parmi les nations qui manifestent le plus de l’hostilité vis-à-vis du monde musulman.
Lorsqu’il ne s’agit pas d’attaques portant sur le voile ou le foulard, la Belgique n’hésite pas à s’allier en vue de bombarder des civils musulmans.
Mais, l’histoire de la Belgique démontre que ce peuple s’est toujours soumis et à l’aube de son existence, a vécu sur les genoux.
Il y a quelques années, eurent lieu des débats portant sur une proposition de loi visant à accorder le droit d’adoption à la communauté homosexuelle. Lors des débats, un grand nombre de parlementaires belges mirent l’accent sur des reportages, des interviews et des questions posées à de jeunes enfants de six, voire dix ans : « Cela te plairait d’avoir deux Papas ou deux Mamans ? »
Après tout, pourquoi ne pas les interroger sur la vie qu’ils pourraient mener en compagnie de Bambi, Mickey Mouse ou Ratatouille ?
En fait, les arguments avancés portaient sur des notions de maturité.
Ainsi, de par son jeune âge, un enfant est en mesure de décider de l’orientation de son existence. D’un point de vue juridique, un adulte qui entretient une relation sexuelle avec un adulte est passible de sanctions. Car, généralement, la Cour ou le tribunal soulignent l’incompétence du mineur, qui, de par son jeune âge ne présente la maturité nécessaire.
Les exemples d’immoralité et de mœurs que souhaitent imposer l’Amérique et l’Europe au reste du monde sont nombreux. En général, les pays ciblés représentent toujours une force qu’il faut diviser ou convoiter : énergie fossile, armée, technologie.
Bref, derrière le progrès et les richesses, les arguments invoqués par le monde occidental sont toujours emprunts d’une certaine hypocrisie :
- Le président Iranien veut mener son pays au progrès et doit subir les critiques du monde occidental.
- L’Iran regorge de pétrole et la production va diminuer de manière considérable.
- Les républiques de l’ancienne union soviétique sont divisées par les cris de chacals européens qui les encouragent à se défaire de la Russie et, dans un même temps, l’Europe s’empresse de signer de plantureux contrats énergétiques.
- L’Europe préfère voir les pays africains signer des contrats de plusieurs milliards d’Euros avec ses entreprises, plutôt que de voir ces-mêmes nations signer des contrats de quelques millions d’Euros avec la Chine.
- L’Europe tente d’utiliser les déserts en vue de réduire la consommation d’énergies fossiles et dans un même temps réduire le coût de ces énergies (prix du baril).
- Le Protocole de Kyoto, en lui-même, vise à réduire la consommation des énergies et à freiner le développement des pays Africains, de la Russie et d’Asie. La globalisation ne peut être poussée à l’excès.
- La Commission Européenne viole le Protocole de Kyoto.
Plutôt que d’adopter des mesures visant à détruire son frère au sein de l’institution que constitue l’Organisation des Nations Unies, il convient selon moi de quitter l’ONU et créer une alliance orientale regroupant la Chine, l’Afrique, la Russie et l’ensemble des pays membres de l’OPEP. Se développer au sein de nations disciplinées et respectueuses à moindres coûts. Si vis pacem, para bellum.
Le Protocole des Kyoto, tout comme le prochain Protocole de Copenhague, sont de piètres absurdités qui visent à assumer le mode de vie de ceux qui, durant deux siècles, ont pillé et pollué la Terre et, qui, soit par crainte de manquer d’énergie et de souffle de vie, tentent d’imposer un colonialisme poli.
En vérité, l’Afrique, les pays d’Amérique centrale et quasi l’ensemble des états tropicaux ne sont concernés par les changements climatiques. Depuis l’ère quaternaire, séparées par des périodes inter-glacières de climat plus chaud que le climat actuel, quatre glaciations, au moins, ont eu lieu. Ces mouvements de glaciation doivent être attribués à l’activité solaire et non pas à une hypothétique industrie absente ou extraterrestre. Lors de leur plus grande extension, les glaciers couvraient une grande partie de l’Europe, de l’Amérique du Nord, de l’Asie septentrionale et centrale et de l’extrémité australe de l’Amérique du Sud, soit, près de 55 Millions de Km².
D’ailleurs, à des périodes géologiques beaucoup plus reculées, comme le prouvent les stratifications datant du Précambrien dans certaines régions du Nord (Amérique), du permien ou du carbonifère. Le groupe Arcelor n’existait pas à l’époque.
Bref, l’Afrique, l’Amérique centrale et le moyen orient ne sont guère concernés par le changement climatique.
L’Europe et l’Amérique mentent !
Behnous Salah (Bejaïa, Algérie)

26.  Marot | 25/09/2009 @ 8:36 Répondre à ce commentaire

Araucan (#23),
Que la banque mondiale s’occupe des banques et de toutes leurs dĂ©rives au lieu de singer le GIEC.

Quant au message prĂ©cĂ©dent, je vous en prie, laissez-le s’enterrer sans rĂ©ponse.

Répondre aboutirait à des polémiques de toutes natures préjudiciables à la bonne tenue de skyfal.

27.  Curieux | 25/09/2009 @ 10:10 Répondre à ce commentaire

Marot (#25),
En voilĂ  un qui vient d’obtenir exactement l’inverse de ce qu’il voulait. Quel stratège.

28.  Laurent | 25/09/2009 @ 16:51 Répondre à ce commentaire

Bah, hormis les attaques contre la dĂ©mocratie, le manichĂ©isme thĂ©ologique et l’apologie de dictatures (qui peuvent se comprendre de la part de quelqu’un qui n’a jamais vraiment vĂ©cu dans une dĂ©mocratie et qui visiblement est un musulman croyant)…. il y a tout de mĂŞme de nombreuses idĂ©es intĂ©ressantes dĂ©veloppĂ©es, et plein de choses pas fausses…. ;)

29.  Manu95 | 25/09/2009 @ 19:01 Répondre à ce commentaire

Après avoir dĂ©posĂ© son message, il y a peu de chances qu’il revienne voir les rĂ©actions Ă  celui-ci. C’est typique de ces intĂ©gristes musulmans.

30.  laurent | 25/09/2009 @ 19:46 Répondre à ce commentaire

Je ne pense pas qu’il soit intĂ©griste. J’ai connu en Egypte plein de musulmans modĂ©rĂ©s qui tenaient Ă  peu prĂŞt le mĂŞme discours.

31.  Marot | 25/09/2009 @ 21:55 Répondre à ce commentaire

laurent (#29), Eh bien c’est le bouquet ça.

Si c’est ça la modĂ©ration !

32.  laurent | 25/09/2009 @ 23:58 Répondre à ce commentaire

Marot (#30),

Tu n’a sans doute jamais entendu un vrai discours salafiste… ;)

33.  Daniel | 26/09/2009 @ 8:35 Répondre à ce commentaire

Manu95 (#28),
Si ca se trouve notre ami a des soucis avec l’eau

Fortes pluies en Algérie.
104 mm à Bejaia, 38 à Annaba, 36 à Jijel Achouat, 33 Souk Ahras, 32 à Jijel Port. 151 mm a Jijel Achouat . 151 mm à Jijel Achouat dans les dernières 72 heures.

http://www.meteogiornale.it/news/read.php?id=20946

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